Tout en restant authentiquement chrétiennes, les écoles catholiques en banlieue accueillent des jeunes de milieux, de culture et de confessions très diverses. La Fondation Saint Matthieu soutient financièrement ces écoles offrant un cadre éducatif exigeant et fraternel qui bénéficie à la société toute entière, où la proposition de la foi demeure vivante et accessible à tous. Elle aide également à la création de nouveaux établissements catholiques dans les périphéries urbaines où il n’en existe pas.
Dans les banlieues Construire des écoles catholiques
Construire un nouvel établissement, c’est ouvrir une porte :
- à des familles de tous horizons,
- à des enfants qui n’auraient jamais imaginé fréquenter une école catholique,
- à la mixité sociale, culturelle et religieuse
Quels sont les défis à relever
pour les écoles catholiques en banlieue et dans les périphéries ?
Pour des raisons historiques les écoles de l’Enseignement catholique ont souvent été construites dans le centre des villes, des bourgs ou des villages. Les déplacements de population ont amené une hausse démographique dans les banlieues et périphéries où l’école catholique n’est quelquefois pas assez présente, ou manque de places pour accueillir de nouveaux élèves.
Pour répondre à cette situation, et à l’exhortation du Pape François de créer des écoles catholiques dans les périphéries, la Fondation Saint Matthieu souhaite soutenir la construction de nouvelles écoles catholiques en mesure d’offrir un environnement d’apprentissage optimal pour tous les élèves, partout en France.

Avec nous, vous construisez de nouvelles écoles
et ouvrez de nouvelles classes pour accueillir davantage d’élèves.
« Globalement, l’Enseignement catholique s’est bien développé et sa réputation est bien établie, mais il n’a pas pu satisfaire l’extraordinaire appel démographique de l’agglomération toulousaine. L’absence d’établissements nouveaux a eu pour conséquence des quartiers entiers sans offre d’enseignement catholique. Face à ce constat et aux exhortations du Pape François invitant à aller vers les périphéries, Monseigneur le Gal a demandé que l’on prévoie également la création d’écoles catholiques dans les quartiers qui en sont dépourvus, et que l’on commence par en créer une dans un quartier défavorisé ».
Cristelle Castella-Vidal, directrice adjointe de Laudato’Si.
Répondant à une forte demande des parents, un projet d’école maternelle et élémentaire catholique a vu le jour dans l’agglomération toulousaine, là où il n’y avait pas d’offre d’enseignement catholique : l’école Laudato’Si. Comme beaucoup d’autres écoles les contributions scolaires sont fixés en fonction des revenus des familles.
Cette nouvelle école fonctionne avec des classes organisées par cycle (et non par niveau), pour favoriser l’accompagnement des plus jeunes et des plus âgés. Avec deux ou trois niveaux dans une même classe, les plus grands développent des compétences d’accompagnement bienveillant envers les plus jeunes. En pratiquant une éducation à la relation, les élèves apprennent à se connaître, à se respecter et à mieux résoudre leurs conflits.

La Fondation Saint Matthieu a participé largement au financement de cette construction, avec une subvention de 350 000 euros et une participation à l’emprunt auprès des banques.
Clichy :
L’aventure du collège Soeur Marguerite
Quand je suis rentrée des Philippines, j’ai demandé au directeur diocésain : “Qu’avez-vous dans vos tiroirs que vous n’avez pas le temps de faire ?” Il m’a répondu : “Une école à Clichy.”
Hélène Gayomali, directrice adjointe de l’école et collège Soeur Marguerite à Clichy (92)
De cette réponse est née une aventure humaine et spirituelle incroyable : fonder une école et un collège catholique en plein cœur d’un quartier populaire, en 2020, en pleine pandémie.


Il a fallu rêver, convaincre, lever des fonds, créer de l’adhésion, accueillir toutes sortes de familles, croyantes ou non, favorisées ou très modestes, souvent éloignées de la culture catholique. Le jour de l’ouverture, 120 familles ont franchi la porte de l’école : des “pionniers”, venus de toutes origines et de toutes conditions sociales.
Aujourd’hui, Sœur Marguerite, c’est :
- 542 élèves,
- une mixité sociale réelle,
- des rituels fraternels,
- une communauté vivante,
- une école où l’on apprend à grandir ensemble.
Alors chaque jour, cette communauté éducative grandit dans la foi, l’espérance et la joie. Quelle gratitude partagée quand le père d’Oscar m’a dit en fin de 3ème : “mon fils est venu avec joie chaque matin au collège pendant 4 ans, je ne pensais pas que c’était possible!”
Au fond, notre ambition reste simple : que chaque enfant qui passe à Sœur Marguerite entende, d’une manière ou d’une autre, cette phrase écrite à l’entrée de notre chapelle : “Tu as du prix à mes yeux, et Je t’aime.”
Faire rayonner La mixité sociale dans les écoles catholiques des banlieues.
De nombreuses écoles catholiques sont déjà présentes dans les banlieues. Elles accueillent des enfants de toutes conditions sociales, de toutes cultures, de toutes confessions, et elles démontrent chaque jour que la mixité n’est pas un slogan, mais une expérience éducative qui transforme profondément.
Trappes est une ville dont on oublie parfois les richesses. Une ville qui regorge de foi et d’espérance en l’être humain.
Magali Ménard, Cheffe d’établissement à l’école Sainte-Marie à Trappes (78)
« Plus de 300 élèves, tous différents, arrivent chaque matin à l’école Sainte‑Marie. Les familles choisissent l’école catholique pour des raisons très diverses :certaines sont animées par la foi, d’autres par la recherche de mixité sociale, par l’éducation reçue dans leur pays d’origine, par la qualité de l’enseignement ou parfois simplement pour sortir du cadre de la carte scolaire. Mais toutes se rejoignent dans un même souhait : permettre à leurs enfants de s’épanouir pleinement. »

« Au quotidien, l’équipe éducative fait vivre une mixité authentique et concrète. Les célébrations sont ouvertes à tous, le dialogue interreligieux se déploie avec simplicité et respect, les projets pastoraux sont clairs et structurants, et la transmission d’un socle commun de valeurs accompagne les élèves dans leur parcours. La fraternité ne se limite pas à des principes : elle s’apprend et se vit chaque jour, dans les relations, les temps partagés et l’attention portée à chacun.
Les paroles recueillies en témoignent. Certains parents disent s’être sentis écoutés et acceptés dès leur arrivée. Des élèves expliquent participer au chemin de croix non par obligation, mais parce que cela a du sens pour leur école et pour la communauté qu’ils forment ensemble.
À Sainte-Marie, l’école aide les enfants à ne pas se poser de barrières, à construire leur avenir avec confiance, à aller à la rencontre de l’autre et à découvrir ce qui rassemble plutôt que ce qui sépare. C’est ainsi que se construit, jour après jour, une éducation qui ouvre les esprits et les cœurs. »
Et cette conviction profonde résume la mission éducative en banlieue :
« En apprenant à mieux se connaître, on apprend surtout à mieux grandir. »

