Trois microstructures pour accompagner les jeunes en refus scolaire anxieux dans les Hauts-de-Seine

Face à la progression des situations de refus scolaire anxieux, plusieurs établissements catholiques des Hauts-de-Seine développent des réponses adaptées pour permettre à des jeunes en rupture ou en grande fragilité scolaire de reprendre progressivement confiance dans l’école.

Une réponse concrète au refus scolaire anxieux

Face au refus scolaire anxieux, les établissements catholiques des Hauts-de-Seine développent des microstructures destinées à offrir un cadre scolaire adapté, sécurisant et progressif. Ces dispositifs permettent à des jeunes en grande fragilité scolaire de reprendre contact avec l’école, à leur rythme, grâce à un accompagnement personnalisé, éducatif et pédagogique.

Ces microstructures pourront accueillir de petits effectifs, généralement entre 10 et 12 élèves par établissement au lancement, soit environ 30 à 36 jeunes des Hauts-de-Seine concernés par ces premiers dispositifs. Elles s’adressent à des élèves souffrant de refus scolaire anxieux, de phobie scolaire ou de troubles anxieux pouvant conduire à une rupture de scolarisation.

L’objectif est de changer concrètement la vie de ces jeunes : leur permettre de retrouver confiance, de réduire progressivement leur anxiété face à l’école, de renouer avec les apprentissages et de reprendre une scolarité plus régulière. Ces dispositifs visent aussi à restaurer l’estime de soi, le lien avec les adultes, les pairs et le collectif scolaire.

L’ouverture de ces microstructures est prévue à la rentrée 2026, dans une logique d’expérimentation et d’accompagnement progressif.

Trois établissements catholiques des Hauts-de-Seine mettront en place ces dispositifs : le Micro-Collège Saint-Joseph / Maison Don Bosco et le Micro-Lycée Sainte-Geneviève, tous deux situés à Asnières-sur-Seine, ainsi que le Micro-Lycée de l’Institut Notre-Dame, à Bourg-la-Reine.

Le Collège Saint-Joseph Don Bosco, situé à Asnières-sur-Seine, accueillera dès septembre 2026 un micro-collège expérimental destiné aux élèves souffrant de refus scolaire anxieux. L’établissement accueille habituellement des élèves de la 6e à la 3e et porte déjà une attention forte aux besoins éducatifs particuliers, avec de nombreux élèves bénéficiant de dispositifs PPRE, PAP ou PPS.

Le projet prévoit un effectif de 10 à 12 élèves dès la 6e. L’objectif est de proposer un cadre spécifique, bienveillant et structuré pour accueillir, accompagner et redonner goût à une reprise de la scolarité, dans le respect de la personne du jeune.

Pour les élèves, le dispositif vise à :

  • retrouver un sentiment de sécurité et de confiance vis-à-vis de l’école ;
  • réduire les manifestations anxieuses et somatiques ;
  • reprendre progressivement une scolarité régulière ;
  • maintenir et consolider les apprentissages fondamentaux du collège.

L’équipe mobilisée comprend notamment des enseignants volontaires, un responsable de dispositif, des responsables éducatifs et une équipe administrative impliquée. Les enseignements prévus couvrent les matières fondamentales : français, mathématiques, histoire-géographie, langues vivantes, sciences, arts et EPS.

Le micro-collège s’appuiera également sur des partenariats avec des services de pédopsychiatrie, des psychologues et professionnels de santé, ainsi que sur des ressources matérielles dédiées : salle dédiée, CDI, salle de détente, matériel pédagogique, gymnase et cour dédiée.

Le lycée Sainte-Geneviève, également situé à Asnières-sur-Seine, prévoit l’ouverture expérimentale d’un micro-lycée dès septembre 2026, à destination d’élèves souffrant de refus scolaire anxieux. L’établissement accueille des élèves de la 2nde à la terminale et inscrit ce projet dans une volonté d’inclusion et d’accompagnement personnalisé au cœur de son projet éducatif.

Le micro-lycée accueillera 10 à 12 élèves dès la 2nde. Il vise à offrir un cadre spécifique, bienveillant et structuré pour permettre aux jeunes de retrouver progressivement une scolarité régulière.

L’accompagnement poursuit plusieurs objectifs :

  • permettre aux jeunes de retrouver un sentiment de sécurité face à l’école ;
  • réduire les manifestations anxieuses ;
  • reprendre progressivement les apprentissages ;
  • maintenir les compétences fondamentales.

Le dispositif reposera sur une équipe d’enseignants volontaires, un responsable de dispositif, un responsable éducatif et une équipe administrative impliquée. Les enseignements proposés couvriront les principales disciplines : français, mathématiques, histoire-géographie, langues vivantes, sciences, arts et EPS.

Les ressources prévues comprennent des espaces dédiés, le CDI, une salle de détente ou de repas, du matériel pédagogique, des jeux éducatifs, des instruments de musique et un gymnase.

À Bourg-la-Reine, l’Institut Notre-Dame souhaite expérimenter à la rentrée 2026 une structure de micro-lycée réservée à des élèves déscolarisés en raison d’un refus anxieux scolaire. Le projet s’adresse à des jeunes pour lesquels une scolarité classique n’est plus possible dans l’immédiat. La structure repose sur un principe central : l’adaptation. L’élève est accueilli selon ses possibilités, son état du jour et son rythme de reprise.

Les points forts de cette microstructure sont :

  • une équipe motivée et engagée, composée d’un responsable, d’un éducateur, d’un surveillant et d’enseignants ;
  • un lieu situé en dehors du lycée, avec une entrée séparée ;
  • la présence régulière de la psychologue de l’établissement ;
  • des horaires fixes sur quatre jours.

L’organisation hebdomadaire prévoit un accueil les lundis, mardis, jeudis et vendredis. La journée alterne des temps d’accompagnement, de tutorat, d’ateliers, de déjeuner, d’échanges et d’écoute psychologique. Le mercredi est laissé libre afin de permettre aux jeunes de se reposer ou d’honorer des rendez-vous médicaux ou paramédicaux.

Pour une admission, trois conditions sont indiquées : l’élève et sa famille doivent accepter une inscription au CNED réglementé, l’élève doit bénéficier d’un suivi médical par un psychiatre et il doit être en rupture de scolarisation.

Pour toute information complémentaire sur le dispositif contactez Axelle de Tappie, à :
a.detappie@ec92.eu

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